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samedi 30 janvier 2010

Avis sportif non autorisé au Sahara Occidental

C’est dans la rue que la population du Sahara Occidental occupé a manifesté son soutien sportif à l’équipe de football d’Algérie à l’occasion du match de jeudi soir.

Ils étaient très nombreux à crier siffler lancer de joyeux you-you, comme dans d’autres pays du monde.

Mais cela aussi est interdit par les forces d’occupation marocaines, qui sont intervenues en masse pour disperser les supporters, et occuper la rue.

Les opinions politiques sont interdites au Maroc, si elles ne sont pas conformes à ce qu’impose le royaume, les opinions sportives aussi !

Les vidéos suivantes, saisies dans les rues de El Aaiun, montrent la liesse mêlée d’inquiétude, et les premières images de la rapide et nécessaire dispersion.

http://www.4shared.com/file/207354586/d9d33147/Vido_001.html

http://www.4shared.com/file/207354920/c345859c/Vido_002.html

http://www.4shared.com/file/207357582/cc0b5ab0/Vido_003.html

http://www.4shared.com/file/207359655/5587834/Vido_004.html


APSO, le 30 janvier 2010.

lundi 25 janvier 2010

Ayoub, 15 ans, Sahraoui, les violences de la police marocaine


Mon nom est Ayoub Berkan.

Je suis un citoyen Sahraoui. Je suis né en 1995 à Smara au Sahara Occidental, j’ai 15 ans et je suis au collège.

Le 17 janvier 2010 vers 18h j’attendais un ami près de la maison de ma famille.

J’ai été surpris par l’arrivée vers moi d’une voiture 4x4, avec six policiers. C’est sur le Boulevard Maghreb arabe.

L'un d'eux est sorti de la voiture et m'a demandé si j'étais le frère de Mohammed Berkan, un étudiant Sahraoui incarcéré à la prison noire de El Aaiun depuis le 16 Septembre 2009. Il a été arrêté parce qu’il a participé aux manifestations pacifiques qui réclamaient l’autodétermination du peuple Sahraoui. J'ai répondu oui.

Ils m’ont montré un drapeau de la République Arabe Sahraouie Démocratique et demandé si je connaissais. J’ai répondu que oui, que c’est le drapeau de mon pays.

Alors ils m’ont fait entrer de force dans leur voiture.

J’ai été frappé par tous les policiers à coup de pied pendant le trajet depuis ma rue jusqu’à l’extérieur de la ville, à côté de l’oued Saguia El Hamra où j’ai été interrogé.

Ils m'ont demandé si je connaissais l'hymne national du Maroc. J’ai répondu que je ne le connaissais pas et que je ne voulais pas le savoir.

Et ils ont dit que c’était une provocation et un défi et ils m'ont giflé et m'ont frappé sur tout le corps.

Ils m'ont demandé si je connaissais des noms des membres de la famille royale au Maroc. Je leur  ai dit non, alors ils ont continué à me battre. J’ai été blessé au niveau à la bouche, et cela saignait beaucoup. 

Le chef de patrouille a ensuite donné l'ordre d'arrêter de me frapper.

L’un d’eux m'a demandé si je le connaissais.

J’ai répondu qu’il était dans le groupe qui avait arrêté mon frère, l’avait frappé violement et l'avait ensuite emmené à l'hôpital dans un très mauvais état.

Il m'a demandé pourquoi j’insultais la police.

Je lui ai dit que je ne l'avais pas encore fait mais que j’étais dans une humeur à le faire. Il m'a dit « ton frère est un criminel ».

Je lui ai répondu que si défendre son pays d'une manière civilisée et pacifique est un crime, alors je suis d’accord.

Ils m’ont libéré à environ sept heures et m’ont laissé dans le désert à côté de l’Oued Saguia el Hamra. Je n’étais pas bien du tout, et j’avais mal partout. Je suis rentrée chez moi à pied.

Au moment où ils m’ont enlevé, mon ami est allé prévenir ma mère.

Quand la patrouille est revenue sans moi, elle les a arrêtés et leur a demandé les raisons de mon enlèvement.

Le chef de patrouille a répondu que selon le discours du roi, ceux qui ne sont pas marocains doivent partir du Sahara, et donc qu’ils exécutaient les ordres.

Note 1, la surveillance :

Un car de police stationne continuellement à l’angle de la rue de la maison d’Ayoub, en surveillance de sa maison et de celle d’une autre famille de militant dont plusieurs jeunes sont prisonniers d’opinion. Un autre véhicule fait des rondes dans la zone en permanence. Selon les enfants et les jeunes, ce deuxième véhicule est dangereux. C’est cette équipe de policier qui les enlève, frappe, « interroge » violemment et les laisse dans le désert.

Note 2, Mohamed Berkan :

Berkan Mohamed, né en 1987, a été arrêté par la police marocaine jeudi 17 Septembre 2009, lors des manifestations pacifiques revendiquant l’autodétermination du peuple Sahraoui. Il avait été blessé lors de son arrestation.

Il a mené une grève de la faim du 5 octobre au 8 novembre 2009, pour protester contre les violences dont il était victime en prison, et les interdictions de téléphoner, de recevoir des visites de sa famille, de lire les journaux et d’écouter la radio. Il réclamait aussi le respect de son statut de prisonnier d’opinion, et à être séparé des détenus de droit commun.

Il a été condamné à une peine d’un an de prison pour sa participation à la manifestation, et pour sa position en faveur de l’autodétermination. Il a, depuis 2005, été plusieurs fois arrêté et torturé par les autorités marocaines, pour son action militante en faveur de l’autodétermination, et de l’indépendance du peuple Sahraoui.

dimanche 17 janvier 2010

Une solidarité aux Sahraouis bien malmenée, à Lyon

C’est un engrenage aberrant qui risque de saboter un élan de solidarité d’une jeunesse que l’on préfère stigmatiser.

Un  article dans le Progrès de Lyon, très mal documenté et comportant de grossières erreurs est à l’origine d’une intervention politique intrusive et sans aucun respect pour les jeunes et leurs familles.

8 jeunes filles des Pentes de la croix rousse, à Lyon, faisaient des « chantiers » pour financer des projets. Ce dispositif est destiné à aider les jeunes dont les familles sont en difficulté. Le partenaire est alors  le centre social Grand’côte, qui défend les valeurs de l’éducation populaire, de la solidarité, du respect de la dignité humaine…

Avec l’argent qu’elles « gagnaient », les jeunes filles ont décidé d’orienter leurs actions vers la solidarité, à l’aide d’autres plus démunies qu’elles.

Interpellées par ce qu’elles avaient entendu lors d’une conférence et une exposition sur les Sahraouis réfugiés, elles ont voulu agir avec l’admirable sincérité d’engagement de la jeunesse.

L’histoire est devenu un projet d’aller partager une semaine avec les jeunes réfugiés de la willaya de El Aaiun, près de Tindouf, dans le sud ouest algérien. Elles voulaient voir sur place les écoles et les collèges, connaître la vie, les rêves et difficultés de ces jeunes réfugiés. Ce que l’on appelle aussi un échange culturel, sportif et solidaire.

Elles avaient prévu d’être utile et d’aider à repeindre une classe d’une école primaire, de se joindre aux quelques 600 participants attendus dans les campements pour le Sahara marathon le 22 février, et représenter la France.

C’est une aventure dont les familles soutenaient toutes les initiatives.

Et c’est même avec beaucoup de réalisme qu’après avoir construit et écrit leur projet, les jeunes filles ont fait le parcours impressionnant des demandes de soutien financier auprès de différentes institutions, le Prodij de la ville de Lyon, Envie d’agir de jeunesse et sport, l’aide aux projets citoyens de la région Rhône alpes. Partout elles ont reçu un accueil favorable et des soutiens financiers.

L’article paru peu de temps avant la dernière réunion de préparation, celle des visas et autres détails administratifs a déclenché le sabotage.

Le journaliste ne fait pas de différence entre la zone des campements de réfugiés et le Sahara Occidental. Il ne sait pas la différence entre ces villes portant le même nom des deux côtés du mur de 2700 kilomètres, bordé du plus grand champ de mines qui coupe le Sahara Occidental en deux.

Il ne sait pas que le Pays, territoire non autonome selon l’ONU s’appelle le Sahara Occidental et ses habitants les Sahraouis.

Il ne sait pas que les jeunes filles veulent partir dans les campements de réfugiés en Algérie, où ONG, individus solidaires, vont et viennent sans cesse en toute sécurité.

Le Préfet de Lyon ou ses services sont tout aussi ignorants, puisque le préfet s’est autorisé à contacter le bureau du centre social, qui oublieux de ces valeurs politiques et son devoir de s’informer, a demandé la suspension du projet pour des raisons de sécurité, ingérence autoritaire, ignorante et de mauvaise foi !

Voilà ce que devient la solidarité quand des jeunes filles dites « de quartier » s’élèvent en connaissance et valeur au-dessus des censés bien-pensants…

APSO, le 17 Janvier 2010

lundi 11 janvier 2010

Maroc, Pays des droits de l'Homme. Des mots aux images, le Sahara Occidental

La répression contre les sahraouis est quotidienne au Sahara occidental et dans la région de Tan Tan.

La violence une pratique officielle de lâcheté courante, contre les femmes, les enfants, les hommes, valides ou handicapés.

Le mépris des Sahraouis par les autorités et par les populations est autorisé par les discours d’un autre âge d’un roi totalitaire, sans âme ni éthique.

L’intimidation est omniprésente et revêt toutes les formes, et des plus insidieuses.

De la parole Marocaine officielle, autorisée ou sollicitée même, par ceux que ne veulent pas savoir comme les gouvernements européens, aux actes et aux images, voilà un montage vidéo, création et réalisation de Denis Véricel.

A voir :

Maroc, Pays des droits de l'Homme : http://www.youtube.com/user/currynoir#p/u/2/ky-FXvPzSSw

Maruecos, Pais de los derechos humanos : http://www.youtube.com/user/currynoir#p/u/0/TYj3PBOHWEQ

Morocco, an example for human right : http://www.youtube.com/user/currynoir#p/u/1/vODQmmUjGYg

APSO, le 11 janvier 2010

vendredi 8 janvier 2010

Mort d’un Sahraoui, une autre bavure de la police marocaine

M. Mbarek Mahjoub Amaidane, citoyen Sahraoui originaire de El Aaiun, Sahara Occidental, est mort mercredi 6 janvier 2010 dans la matinée, au court d’une interpellation par la police Marocaine qui a tiré sur sa voiture.

M. Mbarek mahjoub Amaidane était un citoyen respecté. Après avoir travaillé près de 30 à Phosbucraa, il habitait depuis 2 ans dans le désert de la région de Tan Tan où il était  berger de son troupeau de chameaux et chèvres. Il était père de 12 enfants et était accompagné pour ce trajet par son fils âgé de 14 ans.

Après avoir été contrôlé à un barrage routier de la police Marocaine sur la route allant de Smara à Tan-Tan, au court duquel les policiers avaient relevé son identité, M. Amaidane, conducteur d’un véhicule 4x4, a quitté la route pour prendre la piste.

La camionnette de la police royale l’a alors suivi, et après s’être rapproché, a tiré sur la voiture.

M. Amaidane a rejoint la route et a arrêté sa voiture prés du fossé alors que d’autres coups de feu faisaient éclater les pneus arrières de la voiture.

Sorti de la voiture avec les bras en l’air en signe de non agressivité, il a été écrasé par le véhicule qui a basculé quand la police d’un autre barrage, situé devant lui, a tiré, faisant exploser les pneus avants du 4x4.

M. Mbarek Mahjoub Amaidane est mort sur le coup.

Deux jours après ce drame, dont la violence gratuite et l’injustice laisse la famille désemparée, le fils est toujours soigné pour ses blessures à l’hôpital de Tan Tan, étroitement surveillé par la police, sans autre autorisation de visite que la famille proche.

Une plainte a été déposée par la famille qui demande qu’une enquête soit faite sur les circonstances de la mort de M. Amaidane, et que les coupables soient punis.

Il y a hélas peu de chance pour que la vérité soit faite sur la responsabilité de la police, quand on sait les pratiques violentes de l’état marocain dans son rapport aux citoyens Sahraouis et l’impunité réservée aux policiers coupables quotidiennement d'atteintes aux Droits de l'Homme dans les territoires occupés ou dans la région de Tan Tan.

APSO, le 8 janvier 2010

Sources : la famille de M. Mbarek Mahjoub Amaidane, Salah Hmatou Amaidane son neveu.

Nota : Salah Amaidane est sportif Sahraoui de haut niveau, réfugié politique en France.

jeudi 7 janvier 2010

Les Togolais amis des Sahraouis dénoncent la pêche Européenne au Sahara Occidental


L’organisation Togolaise, Amis du Peuple du Sahara Occidental a récemment participé à la campagne internationale contre l’accord de pêche UE/Maroc qui dans son écriture actuelle autorise les navires européens à pêcher dans les eaux du Sahara Occidental occupé.

Ils soutiennent le combat de leurs frères Sahraouis contre cette injustice.

Ils ont organisé à Afagnan différents moments de rencontre, d’information et de discussion. Une centaine d’étudiants, artistes, enseignants, artisans et responsable d’association de défense et de promotion des droits de l’Homme, a signé le courrier de protestation adressé à l’Union Européenne.

Selon eux, et en appui sur le droit international, les Sahraouis ont le droit à l’autodétermination sur leur avenir et sur leurs richesses naturelles, qui sont exploitées par l’UE illégalement parce que contre la volonté du peuple.

D’autres rencontres sont prévues à Lomé dans les semaines à venir, organisées par l’association sous la conduite de son porte-parole, Pierre Holonou Akpenou.

Pour suivre la campagne, rendez vous sur www.fishelsewhere.eu

APSO, le 8 janvier 2010

Rendre visite à Aminatou Haidar, à El Aaiun, Sahara Occidental, au risque de sa santé…

Les témoignages se multiplient, à chaque fois plus affligeants et inquiétants.

Quiconque, homme femme, valide ou handicapé souhaite rendre visite à Aminatou Haidar est interpellé violement.

Aminatou Haidar, rentrée au Sahara Occidental depuis le 18 décembre, après 32 jours de grève de la faim pour que soient respectés ses droits est une citoyenne Sahraouie. Elle vit à El Aaiun, avec sa famille et parmi ses amis.

Depuis son retour, son quartier est sous haute surveillance, forces de sécurité marocaines et policiers en civil quadrillent la zone. Il est interdit d’approcher. Pourtant ses amis souhaitent lui rendre visite, et les citoyens souhaitent lui rendre les honneurs qui lui vouent.

Hier, mercredi, Mr El-Garhi Chrif a été arrété, molesté, et conduit au poste de police. Mr El-Garhi Chrif est un ami d’Aminatou Haidar, ancien détenu politique Sahraoui et défenseur des Droits de l’Homme. Il est aveugle et souffre de nombreuses affections physiques contractées depuis les années 80, lors des années de disparitions forcées dans  la caserne Paisi Simi à El-Aaiun, parmi un groupe de Sahraouis, dont Aminatou Haidar. Il voulait saluer son retour… Les autorités marocaines ont exigé de lui qu’il signe le procès verbal de son arrestation, sans lui lire le contenu et sans lui en remettre de copie.

Mmes Ghlana Bent Baija et Maryam Bent Swayeh ont reçu des coups, puis été frappées pour avoir tenté de mettre fin à la bastonnade que recevait Mr El-Garhi Chrif.

Lundi soir, 2 jeunes femmes, Izana Amaidane, Salha Boutenkiza, ont été interpellées, brutalisées, insultées et humiliées alors qu’elles sortaient de chez Aminatou Haidar. Elles ont été conduites au poste de police et longuement interrogées sur leurs liens avec la militante sahraouie, les motivations de leur visite et les informations qui leur auraient été fournies.

Le même soir, deux jeunes filles, Ngya Lahouassi et Hayat Rguibi, ont elles été arrêtées avant de pouvoir entrer chez Aminatou, et de la même façon interrogées.

Le 27 décembre dernier, une jeune femme, Fatma ment Rahal Sbaii, avait été interrogée et torturée. Les policiers voulaient savoir les motifs de sa visite à Aminatou Haidar. Ils voulaient surtout par les coups l’empêcher de dire son attachement à son identité Sahraouie, et sa croyance en l’autodétermination. Elle était rentrée chez elle après trois heures d’interrogatoires, en état de choc, marquée de trace de coup et de gifles.

Le même soir un groupe de jeunes hommes avaient été arrêtés alors qu’ils manifestaient pacifiquement leur joie, et déférés en comparution immédiate.

Il y a eu d‘autres arrestation, d’autres brutalités. Les journalistes internationaux n’ont pu rencontrer Aminatou Haidar…

Et pourtant, pacifiquement et inlassablement depuis 35 ans, les Sahraouis poursuivent leur lutte pour l’autodétermination de leur pays et pour son indépendance, malgré les coups, les menaces et les intimidations.

APSO, le 7 janvier 2010

dimanche 3 janvier 2010

Les manifestations populaires, en Iran et au Sahara Occidental

Petites remarques 

Alors que les manifestations populaires Iraniennes sont abondamment médiatisées en France, celles qui agitent tous les jours le Sahara occidental ne recueillent que coupable silence.   

L’Intifada Iranienne, pacifique et durement réprimée depuis 6 mois a pris depuis une semaine une teinte violente. Gouvernement et peuple se déchirent, la violence éclate contre les mobiliers urbains, les biens privés et les civils. Les médias Français en font état quotidiennement, ils photographient, filment, écrivent…   

L’Intifada Sahraouie est longue de bientôt 35 ans de résistance pacifique. Aujourd’hui encore et malgré les graves violations de tous les droits des Sahraouis par l’Etat Marocain au Sahara Occidental occupé ou dans la zone non contestée située juste au nord du territoire, les manifestants n’usent ni d’arme à feu ni d’armes blanches. Les bâtiments publics ne brûlent pas, et les colons Marocains ne sont pas agressés.   

Alors que les manifestants Sahraouis n’ont pas le droit de filmer et sont frappés et emprisonnés pour cela, alors que la presse internationale n’a pas l’autorisation de rapporter ce qui se passe, qui s’indigne, qui relate et explique ? Qui a la conscience professionnelle en France de dire tous les jours que les droits de l’homme ne sont pas respectés au Sahara Occidental ? Que les richesses naturelles du territoire, propriétés légitimes du peuple selon le droit international, sont pillées, et que nous consommons, en France, ces produits volés à un peuple occupé ?   

Qui dans la presse dénonce la France en mai 2009, quand elle s’oppose à ce que la MINURSO, mission de l’ONU chargée de la surveillance de la mise en place du referendum d’autodétermination des Sahraouis, soit chargée de l’observation des atteintes aux droits de l’homme au Sahara Occidental occupé ? Qui a la conscience de ne pas s’aligner sur les disfonctionnements de l’Etat ?   

Quelle est la dimension variable des Droits de l’Homme dans la conception française qui autorise de tels écarts dans la diffusion de l’information ? Faut-il qu’il y ait du sang, du feu et des morts violentes pour que l’humanité s’informe de sa vilenie ?   

Et pourtant, le Timor Oriental, dont la problématique était la même que celle du Sahara Occidental a reçu le soutien du monde et l’écho de la presse, jusqu’à la mise en place de l’autodétermination et de l’indépendance. Dans la question du Sahara Occidental, il est question paradoxalement pour la France d’aider la monarchie, puissance occupante, le « jeune » roi, son représentant … Quelque chose ne va pas quand la presse s’aligne sur les ratés du gouvernement.   

APSO, 3 Janvier 2010