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jeudi 28 mai 2015
dimanche 19 avril 2015
"Lutter au Sahara" est sorti ...
"Où est le livre ?"...
"Lutter au Sahara, du colonialisme vers l'indépendance au Sahara Occidental" est un ouvrage de référence sur le Sahara Occidental, un livre qui dérange. 15 auteurs portent un regard sur Le territoire dont personne ne parle
“Il est grand
temps pour la communauté internationale d'agir pour mettre un terme à
l'occupation marocaine criminelle du Sahara Occidental, afin que les Sahraouis
puissent jouir des droits à l'autodétermination et à la liberté pour lesquels
ils ont courageusement lutté durant de nombreuses années, au sein de terribles
conflits. J’espère vivement que cette publication portera le sort du peuple
sahraoui vers un public beaucoup plus large, et contribuera à ouvrir la voie
vers la fin de l'assujettissement brutal de la dernière colonie d'Afrique.” Noam Chomsky
Le Sahara occidental : un
simple bout de désert ?
Terre oubliée du
nord-ouest de l'Afrique, le Sahara Occidental a subi une centaine d'années de
colonisation espagnole avant l'actuelle occupation par le Maroc qui empêche
l'autodétermination de la dernière colonie du continent.
Une image qui fait écho à
celle de la Palestine, alors que le Sahara Occidental ne bénéficie pas de la
même attention de la part des médias.
Comment le droit
international se positionne-t-il, et comment est-il respecté ? Comment une occupation
se prolonge-t-elle depuis 40 ans dans le silence ? Pourquoi l'exploitation des
ressources naturelles se trouve-t-elle à la source du statu quo? Que sont
devenus les droits de l'Homme et comment se transforme la culture
traditionnellement nomade du peuple sahraoui ?
15 spécialistes, témoins et
acteurs directs participent à cet ouvrage unique et contemporain, analysant ces
questions et proposant une vision globale et vivante de l'épineuse
"question" du Sahara Occidental.
Sous la direction
de Denis Véricel et Apso : Edouardo Galeano, Francesco Bastagli, Anna
Theofilopoulou, Oliver Quarante, Bill Fletcher Jr, Jacob Mundy, Vincent
Chapaux, Ayad Abraham, Juan Soroeta, Jeffrey Smith, Erik Hagen, Alice Wilson,
Tara Deubel, Sebastien Boulay, Mohamed Mouloud Mohamed Fadel.
Pour voir le sommaire, rdv ici.
Pour l'acheter :
Commander à APSO, en écrivant à APSOlument @ yahoo.fr
et demandez le chez votre librairesamedi 4 avril 2015
vendredi 27 février 2015
Lutter au Sahara, Le livre APSO, souscription
Les amis
Une bonne
nouvelle en ce jour anniversaire de la République Sahraouie, notre livre APSO sur le Sahara Occidental est bientôt sous presse !
Il sortira le 15
avril 2015
Voyez ci-dessous
la présentation de l’ouvrage, ses auteurs, et l’encouragement que nous a envoyé
Noam Chomsky.
Vous pouvez aider
à son édition en l’achetant dès maintenant, la souscription est de 15 euros, ce
qui sera le prix du livre… mais nous offrons les frais d'envoi aux souscripteurs.
Pour les modalités : par virement les coordonnées sont là, pour les autres modes de paiement, svp, contactez nous par APSOlument@yahoo.fr
Pour les modalités : par virement les coordonnées sont là, pour les autres modes de paiement, svp, contactez nous par APSOlument@yahoo.fr
Les APSOs
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LUTTER AU SAHARA
DU COLONIALISME
VERS L’INDÉPENDANCE
Et si pour une
fois l’on parlait du Sahara Occidental ?
Le Sahara
Occidental est aujourd’hui la dernière colonie d’Afrique. Après la colonisation
espagnole, la colonisation marocaine bloque depuis 40 ans le processus
d’autodétermination du peuple Sahraoui. Conflit, exil et occupation tracent les
grandes lignes de l’Histoire moderne de ce territoire.
Quinze auteurs,
diplomates, juristes, journalistes, anthropologues, défenseurs des Droits de
l’Homme, exposent leurs expériences et analyses sur le Sahara Occidental pour
en dessiner une image contemporaine. Ils dressent les perspectives de l’avenir
du pays et de son peuple.
APSO, Amis du
Peuple du Sahara Occidental, est un réseau d’associations françaises qui a pour
objet de faire connaître le peuple du Sahara Occidental, son histoire, sa
culture, sa vie, son territoire et ses ressources, et de soutenir les Sahraouis
dans leur défense de l’application du droit international. APSO est membre du
réseau WSRW.
Sous la direction
de Denis Véricel et Apso : Edouardo Galeano, Francesco Bastagli, Anna
Theofilopoulou, Oliver Quarante, Bill Fletcher Jr, Jacob Mundy, Vincent
Chapaux, Ayad Abraham, Juan Soroeta, Jeffrey Smith, Erik Hagen, Alice Wilson,
Tara Deubel, Sebastien Boulay, Mohamed Mouloud Mohamed Fadel.
“Il est grand
temps pour la communauté internationale d'agir pour mettre un terme à
l'occupation marocaine criminelle du Sahara Occidental, afin que les Sahraouis
puissent jouir des droits à l'autodétermination et à la liberté pour lesquels
ils ont courageusement lutté durant de nombreuses années, au sein de terribles
conflits. J’espère vivement que cette publication portera le sort du peuple
sahraoui vers un public beaucoup plus large, et contribuera à ouvrir la voie
vers la fin de l'assujettissement brutal de la dernière colonie d'Afrique.”
Noam Chomsky
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samedi 8 octobre 2011
Il y a un an, Gdem Izik
Il y a un an, les Sahraouis plantaient la tente dans le désert à proximité de El Aaiun. Et ensuite ? Ce qu’on a appelé le Printemps arabe. Début de l’époque formidable de la chute en effet domino de dictatures arabes…
Dans tout le Sahara Occidental occupé, en juillet puis début octobre 2010, les premières tentatives de campements de Sahraouis ont été violemment empêchées. À partir du 7 octobre néanmoins, les Sahraouis sont sortis massivement de leurs villes occupées et malgré les interdictions, intimidations, supplications, destructions par les autorités coloniales marocaines, ils ont planté la tente dans leur désert.
Le campement proche de El Aaiun à Gdem Izik grossit rapidement à quelques milliers de Sahraouis. Ce mouvement sahraoui de protestation, de résistance devient rapidement un immense événement populaire et démocratique.
Malgré les dangers latents, les blocus, l’oppression des autorités marocaines, un nouvel élan est pris par la résistance sahraouie face à la discrimination généralisée qu'ils subissent dans leur pays occupé, où ils sont privés de leur droit fondamental à l’autodétermination.
Les jeunes Sahraouis organisent le campement de Gdem Izik qui atteint rapidement 7000 tentes, soit 20 à 30 000 personnes. Ils créent des quartiers pour faciliter l’organisation logistique : circulation, approvisionnement, soins. Ils élisent les comités politiques de négociation avec les autorités, organisent les séances de prises de décision collectives…
Le 24 octobre, un enfant est tué par les militaires marocains alors qu’il était dans une voiture qui ravitaillait le campement. C’est la première victime innocente de la manifestation.
Le 8 novembre 2010, après 4 jours de négociations, de promesse de rapport de force, de tentatives démagogiques pour résoudre ce problème épineux pour eux, les autorités marocaines lancent avant l’aube l’assaut sur le campement de Gdem Izik, sur les femmes, les vieux et les enfants. Ce même jour, les forces sécuritaires imposent un blocus à la ville de El Aaiun, empêchant les familles sahraouies de venir au secours des leurs. La violence explose, réponse sahraouie à la violence qu’on oppose à leur pacifisme, déchaînement gratuit des colons. Les autorités raflent les jeunes sahraouis. Plusieurs centaines d’entre eux sont torturés et emprisonnés abusivement. Le même sort est réservé aux militants des droits de l’homme et journalistes sahraouis.
L’ONU sous la pression de la France s’abstient d’envoyer une commission d’enquête indépendante.
Pour Noam Chomsky, cette invention, 20 à 30 000 sahraouis sortis des villes occupées pour vivre comme leurs ancêtres malgré l’interdiction, cette protestation contre la colonisation est l’origine du Printemps arabe.
Depuis les peuples de Tunisie, Egypte, Libye se sont débarrassés de leurs dirigeants. Dans le silence de nos médias français, au Maroc, les jeunes ont constitué le Mouvement du 20 février qui grossit en importance et audace, et malgré les répressions meurtrières, fait fleurir des « Mohamed 6 dégage ! ». Cela renforce les courageux opposants à la monarchie dictatoriale.
Il y a un an naissait le campement de Gdem Izik. Nouveau symbole de la résistance sahraouie, nouvelle étape de la violence illégale et impunie du Maroc. Parmi les Sahraouis arrêtés pour leurs activités militantes, une vingtaine sont toujours maltraités dans la prison de Salé au Maroc, grossissant les rangs des prisonniers politiques sahraouis, pour certain incarcérés depuis 8 ans pour leurs opinions.
Il y a un an naissait Gdem Izik. Le système colonial n’aura plus jamais le même poids sur l’aspiration du peuple Sahraoui au respect de son droit international, à l’autodétermination sur son avenir, sa terre et ses ressources. Certains anciens se souvenaient du goût de la liberté, les plus jeunes y ont maintenant goûté.
APSO, le 8 octobre 2011
dimanche 6 mars 2011
Malgré le silence, le soulèvement sahraoui continue
A l’heure du soulèvement de tout le Monde Arabe, certain pays sont étrangement passé sous silence. Le Maroc fait ainsi figure d’exception aux yeux des médias internationnaux alors même que des manifestations historiques ont eu lieu et que la répression a encore une fois été très violente de la part des autorités marocaines.Mais plus encore que le soulèvement de la population marocaine, c’est celui des Sahraouis qui est étouffé. Dans de récents entretiens à propos des événements dans les pays arabes, Noam Chomsky est revenu sur l’origine de cette révolte et a placé les protestations des Sahraouis en novembre dernier et la destruction du camp de protestation de Gdeim Izik par les forces paramilitaires marocaines, comme le point de départ de tous les soulèvements.
Depuis bientôt cinq mois, la résistance sahraouie est passée à une nouvelle étape et les manifestations se multiplient sur tout le territoire. Tout comme les voisins tunisiens, algériens, égyptiens et libyens, les protestations montrent la colère des citoyens contre un régime qui les opprime, qui ne leur laisse aucun accès au travail, au logement et à une vie décente. Mais plus encore qu’ailleurs, les Sahraouis protestent contre une autorité qui les gouverne injustement et illégalement. Dans la dernière colonie d’Afrique, les Sahraouis attendent encore 20 ans après le cessez-le-feu que le référendum promis soit enfin mis en place.
Et si les médias ont quelque peu parlé des événements de novembre au Sahara Occidental, les manifestations qui se poursuivent sont tout bonnement passées sous silence. Pourtant, à El Aaiun, à Dakhla, à Smara et dans toute la zone occupée, la résistance ne fléchie pas et continue sa lutte malgré la répression policière, militaire, et même les attaques par les colons marocains sur les civils sahraouis et leurs biens (vidéo suivante).
Manifestations, grèves des salariés, grèves de la faim des prisonniers politiques... Les moyens de protestation restent toujours pacifiques alors que les autorités marocaines utilisent systématiquement la violence.
Aujoud’hui encore, la lutte continue, et les Sahraouis, solidaires des soulèvements populaires de tous les pays Arabes, continuent leur résistance malgré le silence.
Pour des informations en direct :
- Sahara Press Service
- Sahara Thawra
– Minuto a minuto desde los territorios occupados
APSO, 6 mars 2011
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